Une réaction corporelle qui surgit entre deux séance est un signe que le processus thérapeutique est actif ! Les réactions peuvent être émotionnelles ou corporelles.

Je vous explique :

La thérapie peut avoir comme effet des réactions différées qui surgissent juste après une séance ou entre deux séances, sans immédiateté. Ces effets sont normaux, bien que parfois désagréables. Ils ne sont cependant pas systématiques. Ces phénomènes ne sont pas graves. Ils doivent cependant être pris en considération dans le cadre du suivi.

Il est essentiel d’en parler à votre psychothérapeute !

Soit lors de la prochaine séance si celle-ci est proche, soit avant la séance suivante si la réaction est forte et le prochain rendez-vous éloignée dans le temps. Dans ce cas, un rendez-vous intermédiaire pourrait être planifié selon l’avis du thérapeute.

Pourquoi en parler ?

En psychothérapie, les réactions émotionnelles et corporelles (qu’elles se passent pendant les séances ou après) constituent un matériau essentiel pour mener à bien la thérapie. C’est le travail du thérapeute de les investiguer, de les comprendre, de vous les expliquer et d’adapter le suivi en fonction si nécessaire.

Les émotions

Vos émotions sont non seulement les bienvenues dans l’espace thérapeutique, mais elles sont aussi un message qui doit être reçu, entendu, compris. Nommez-les, laissez-les s’exprimer dans la séance ! Et si elles émergent après la séance, mentionnez-le à votre thérapeute lors du rendez-vous suivant. Il a besoin d’être dûment informé pour vous aider utilement. Il vous aidera aussi à les comprendre, à les réguler, à entendre ce qu’elles ont à dire.

Les émotions qui peuvent émerger sont variés : rires, pleurs, peur, dégoût, mélancolie, culpabilité, honte, désespoir, colère, rage, haine… elles sont toutes légitimes et porteuse d’un message !

Si ces émotions sont accompagnées de pensées, partagez-les également.
Notamment les pensées suicidaires, qu’il est essentiel de lui confier. De même que les envie d’avoir des comportements violents envers autrui. Les réactions corporelles sont elles aussi révélatrices des processus psychiques que la thérapie met en mouvement. Ne les taisez surtout pas ! Il est crucial de les évoquer avec votre thérapeute afin qu’il/elle puisse en tenir compte dans l’accompagnement. Il pourra explorer avec vous la signification de ces réactions dans le contexte spécifique de la thérapie, et en tenir compte dans le déroulement global de l’accompagnement. Ces réactions sont parfois plus difficiles à décrypter. Plus impressionnantes, aussi.

Des quelles réactions corporelles parle-t-on ?

Il peut s’agir de tremblement, d’insomnies, de nausées voire de vomissements. Mais aussi des étourdissements, une agitation importante ou au contraire une intense fatigue, des sensations de chaleur ou une frilosité inhabituelle, des maux de tête, des douleurs inexpliquées, une respiration saccadée ou difficile, des tensions musculaires, des vertiges, des sensations corporelles inhabituelles …

Et si vous n’y arrivez pas ?

Malgré ces recommandations, vous pourriez ne pas oser évoquer ce sujet avec votre thérapeute.
Si c’est votre cas, alors dites-le lui. Vous pouvez dire à votre thérapeute qu’il y a des choses que vous ne parvenez pas à lui confier. Il pourra vous guider dans l’exploration et la compréhension de ce qui vous empêche. Cette démarche exploratoire vous aidera à comprendre ce qui vous bloque. Votre thérapeute pourra vous aider à oser vous livrer  progressivement. Regarder ensemble ce qui freine est déjà, en soi, une avancée importante.