Le couple et les dangers du confinement

Le couple et les dangers du confinement

On le lit de plus en plus dans la presse, le confinement met le couple sous pression !

Le couple a besoin de respirer, il a besoin d’un territoire bien défini, il a besoin de fluidité dans les jeux de pouvoir qui l’animent, et il est en train de traverser un événement existentiel majeur à l’occasion de cette crise sanitaire.

Le territoire familial s’est fortement restreint avec l’obligation de confinement, et le couple se retrouve dans une fusion forcée qu’il n’était pas préparé à « affronter ». Sans parler des enfants, s’il y en a, qui partagent le même territoire et demandent une attention importante, sans les habituelles aides extérieures.

Quelle perspective pour un couple qui sent que ses limites vont être mises à rude épreuve ?
S’engager à trouver ensemble des solutions au lieu de laisser les conflits naître au sein-même de la relation ! Faire alliance est la voie que propose la thérapie du Couple.

Comment ?

Le premier pas est de reconnaître ensemble que le couple traverse une crise sans précédent, et de décider d’en parler.

C’est essentiel : Décider de faire équipe pour traverser la crise le plus sereinement possible !

Raphaëlle Giacomini-Agostini, psychothérapeute, enseignante de yoga et praticienne en Gestalt thérapie, vous offre ses conseils pour affronter la tempête. Je vous cite quelques-uns des points proposés :

  1. Discuter et se soutenir mutuellement !
  2. S’accorder des moments en solo.
  3. Se répartir les tâches ménagères.
  4. Yoga et méditation, et pourquoi pas à pratiquer ensemble ?
  5. En fin de journée, faire le point ensemble. Par exemple, échanger sur les situations que le couple a bien gérées, et aussi les point qui ont causé plus de difficultés ou de tension, et réfléchir ensemble à comment les améliorer.
  6. Prendre un peu l’air ! Aller se balader (tout en respectant les consignes de sécurités), seul ou ensemble, selon l’envie. Si la situation devient plus tendue, la balade est un excellent moyen de ne pas faire éclater le conflit violemment. Elle permettra de prendre du recul et de réfléchir à comment se dire les choses le plus sobrement possible.
  7. Faire du sport, toujours dans les limites permises actuellement, et aussi dans les limites préconisées par le monde médical pour ne pas déforcer l’organisme !
  8. Faire des projets ensemble, rêver ensemble l’après confinement !

Pour l’article dans son intégralité, c’est par ici !

Et pour les enfants?

A nouveau, faire équipe est essentiel! Deux chercheuses de l’UCL ont dressé une liste de conseils pour les parents en risque de crise parce que débordés par la gestion des enfants. L’article est concis et pertinent. Pourquoi ne pas le lire à deux?

Et si le couple sent que ses limites sont atteintes ?

Dans ce cas, une aide extérieure ponctuelle ou suivie est à envisager. Un thérapeute de couple peut aider à distance, par visioconférence, pour aider le couple à sortir de l’impasse.

Dans des situations aigues et à risque, certains thérapeutes de couple proposeront un travail de visu, moyennant respect d’un cadre sécuritaire strict. Cette option dépend de l’éthique de chaque thérapeute et il reviendra à celui-ci d’apprécier chaque situation et d’en discuter avec le couple.

Pour des informations plus pointues sur les accompagnements de couple, voici un peu de lecture.

Vous pouvez aussi me contacter par téléphone ou mail pour en savoir plus.

Consulter en ligne avec un psy dans une situation de crise. Qu’en attendre?

Consulter en ligne avec un psy dans une situation de crise. Qu’en attendre?

La situation de crise que nous traversons nous amène à revoir très (trop ?) vite nos habitudes et à nous réorganiser en un temps record alors que nos psychismes ne sont pas forcément aptes à assimiler de tels changements aussi rapidement.

Cela pourrait amener à des mécanismes de gestion de l’angoisse plus ou moins efficaces :  
Achats compulsifs (comme on l’a vu dans les médias), angoisses nocturnes, insomnies, augmentation de la consommation de cigarettes, prise de nourriture plus abondante et/ou compulsive, usage immodéré d’alcool, désorganisation de la pensée, anxiété, moments de panique, bouffées d’angoisse aigues ou angoisse plus diffuse et persistante, apathie, déprime…

Un tel « stress » va rendre plus difficile une réorganisation efficace, flouter ou brouiller nos capacités de réflexion, entraver notre capacité à gérer le quotidien, éventuellement geler ou altérer notre capacité d’adaptation.

Faire ponctuellement appel à un thérapeute dans une situation de crise ne fait pas partie de nos habitudes et cela peut sembler un pas trop grand à franchir malgré l’inconfort vécu.

Je fais partie, depuis plus de 10 ans, d’un réseau de thérapeutes qui interviennent en situation de crise. J’ai envie de vous partager mon vécu d’accompagnement dans de tels moments.

Lorsque l’équipe qui centralise les demandes d’aide m’appelle, j’ai à cœur de prendre contact le plus rapidement possible avec la personne en demande, plus encore si nous sommes la veille d’un week-end. En effet, je sais que ce premier contact, même s’il ne dure que quelques minutes pour prendre un rendez-vous, va rassurer grandement la personne parce qu’elle sait que quelqu’un est là pour elle et qu’un rendez-vous va être posé, qui lui sera entièrement consacré. Il est arrivé que les personnes pleurent de soulagement, soit pendant l’appel de prise de rendez-vous, ou juste après.
Le contact et la confiance qui vont se nouer à cette occasion sont très importants, et j’y suis particulièrement sensible et attentive.

C’est la première chose que vous pouvez attendre d’un contact avec un praticien rodé à ce type de travail : un soulagement, le sentiment de ne plus être seul, que quelqu’un va vous aider à traverser ces moments difficiles.

Dans un second temps, et notamment lors du rendez-vous, ces sentiments vont s’amplifier. Vous allez aussi sentir que vos émotions sont accueillies par le praticien/thérapeute, qu’elles sont les bienvenues et que vous avez le droit de les ressentir pleinement pour qu’elle puisse se dissiper doucement. Un sentiment de plus grande sécurité va également pouvoir s’installer progressivement et vous aller recouvrer doucement vos esprits.

Le praticien pourra également vous aider à trouver des ressources dans votre environnement quotidien et aussi à mettre en place des pratiques qui vous permettront de mieux gérer votre stress au jour le jour.

(…)

Pour lire l’article en entier sur Psy.be

La Gestalt-thérapie de Fritz Perls en 6 points clés, d’après Chantal Masquelier

La Gestalt-thérapie de Fritz Perls en 6 points clés, d’après Chantal Masquelier

La Gestalt-thérapie, selon l’approche de son fondateur Fritz Perls, se concentre sur la façon dont le patient exprime ses émotions, et comment il se comporte avec son environnement et ses relations.

Chantal Masquelier nous en explique les points forts dans un article d’une admirable limpidité.

  1. La Gestalt-thérapie se concentre sur les interactions entre la personne et son environnement relationnel ou autre.
  2. La Gestalt-thérapie pour prendre conscience de ses émotions.
  3. Le thérapeute n’émet aucun jugement.
  4. Chaque séance est différente.
  5. Les séances se pratiquent seul ou en groupe. Elles peuvent également se pratiquer en couple ou en famille, selon les besoins de la situation et des personnes.
  6. Un Gestalt-thérapeute n’est pas forcément médecin ni psychologue.
    Sur ce point, les propos de Chantal Masquelier sont valables pour la France et partiellement pour la Belgique. Les deux pays sont dotés d’un cadre légal différent dont il est nécessaire de tenir compte. Si le sujet vous intéresse et que vous souhaitiez plus d’informations, contactez-moi !

L’article dans son intégralité est ici !

Parfois, l’entreprise familiale a besoin d’un psy!

Parfois, l’entreprise familiale a besoin d’un psy!

L’entreprise familiale vit à la croisée de deux mondes : la famille, essentiellement régie par l’émotionnel, et l’entreprise, régie par le rationnel. Elle peut avoir besoin d’un accompagnement psy spécialisé dans des situation de blocage qui mettent sa survie en danger. Résumé d’un article de Caroline Minialai.

Caroline Minialai consacre actuellement une partie de son temps à des travaux de recherches sur les entreprises familiales au sein de la HEM Business School. Elle est l’auteure d’une thèse de doctorat intitulée « La succession des PME familiales marocaines : une approche par le système familial. »

Dans un article paru en juillet dernier, elle fait le constat suivant, qui rejoint notre avis et notre pratique : l’entreprise familiale peut avoir besoin d’un psy.
En effet, dit-elle, l’entreprise familiale se constitue à l’intersection d’un système dominé par les émotions, la famille, et d’un système principalement rationnel, l’entreprise. » Et un dysfonctionnement du système familial peut avoir comme impact la disparition pure et simple de l’entreprise familiale.
Elle avertit que, dans un tel cas, la consultation trop tardive d’un psy peut malheureusement ne mener qu’au triste constat qu’il n’y a plus de collaboration possible entre les membres de la famille au sein de l’entreprise et que la seule option possible est de se séparer, en laissant l’entreprise sans futur crédible.
Elle souligne, en pointillé, que l’affectio societatis qui règne au sein de la famille – et doit y être savamment entretenue – est une clé de la pérennité de l’entreprise familiale.
Elle conclut, exemples à l’appui, que des situations de blocage au sein de l’entreprise ou de la famille nécessitent d’être traitées avec une aide thérapeutique spécialisée. Et ce notamment dans les cas de transmission des parents aux enfants ou encore lorsque la peur de conflits ouverts entrave les prises de décisions nécessaires à la survie et au développement de l’entreprise.

Les facteurs de réussite essentiels, selon elle :
Respect – Confiance mutuelle – Communication
S’ils ne font pas partie intégrante des valeurs de la famille, ils doivent y être développés !

Pour l’article in extenso, c’est ici !

L’attachement, de l’enfance à la relation de couple.

L’attachement, de l’enfance à la relation de couple.

Que voilà un article bien ficelé !

Son auteure, Caroline Jambon, se base sur un livre récent de Yvane Wiart « L’attachement, un instinct oublié » (Albin Michel). Elle revient sur les bases de la théorie de l’attachement de Bowlby, et va plus loin en retraçant les évolutions post-Bowlby.

Elle nous rappelle les trois types d’attachement chez l’enfant :
– l’attachement sécure
– l’attachement évitant
– l’attachement ambivalent (anxieux)

Chaque type est développé de façon très claire et observé dans son développement de l’enfance à l’âge adulte.

Vient ensuite le moment de brosser le portrait de l’adulte et de constater les impacts sur la relation amoureuse et le couple.

En guise de conclusion, les voies qui mènent à la résilience sont décryptées sous l’angle des neurosciences puis traduite en langage courant :
– l’aide d’un thérapeute (attention, tous les thérapeutes ne se valent pas en ce qui concerne ce type
de travail !!!)
– la rencontre d’une personne sécure « dans la vraie vie »
– la prise de conscience personnelle (qui est décrite comme rare et difficile et qui me semble plutôt constituer une étape vers un recours à l’aide thérapeutique)

Je vous recommande bien évidemment et vivement la lecture in extenso de l’article de Caroline Jambon.
Je n’ai, à ce jour, pas lu le livre de Yvane Wiart mais j’ai bien envie de le rajouter à la pile de bouquins qui m’attendent patiemment.

La transmission de l’entreprise familiale : le regard d’un systémicien

La transmission de l’entreprise familiale : le regard d’un systémicien

Jacques-Antoine Malarevicz, systémicien de renom, intervient en entreprise depuis 1987. Il nous livre dans cet article son regard sur l’entreprise familiale et en particulier les difficultés liées à la transmission de celle-ci.

Selon lui, au moment de la transmission, l’entreprise est plus que jamais envisagée comme un patrimoine, monétisée, et c’est cette considération monétarisée de l’entreprise qui réveille les affects et rend problématique la transmission. Au point que pour deux entreprises sur trois, la transmission se passera mal et l’entreprise ne pourra pas rester dans la famille.

On comprend à quel point les enjeux sont cruciaux !

La transmission est affective à plus d’un titre, et à des degrés divers selon les personnes et les situations.
Il y a bien entendu la situation du/des cédant(s), parfois fondateur(s) de l’entreprise, qui a/ont un véritable travail de deuil à faire.
Par ailleurs, le cédant aura à accorder sa confiance à son ou ses enfants repreneurs. A l’heure actuelle, le repreneur n’est plus systématiquement l’ainé, mais peut être n’importe lequel des enfants, fille ou garçon. Il peut également s’agir de co-repreneurs : plusieurs membres de la fratrie, un couple, …
Cela peut également compliquer le bon déroulement de la transmission car cela remet en question les cadres de référence traditionnels.
Des secrets de familles émergent parfois à cette occasion, déstabilisant d’autant plus le système familial et ses membres.

Les problèmes de transmission font crise lorsqu’ils n’ont pas été anticipés, nous dit le systémicien. L’essentiel est de préserver l’entreprise, qui peut sérieusement souffrir de périodes conflictuelles trop longues, dues au manque de préparation.
L’idéal, selon Malarevicz, est d’avoir anticipé par l’élaboration préalable d’une « charte familiale » prévoyant toutes les problématiques, tant financières que relationnelles.

Au vu des changements sociétaux de notre époque et de leur rapidité, je me demande parfois s’il est possible de tout anticiper. Et comment anticiper des secrets de famille ? Mais il est clair que la prévision des problématiques possibles via une charte constitue un excellent travail préparatoire.
Les modalités de réalisation de ce travail seront également essentielles : au plus la famille sera mobilisée et impliquée, au plus le système sera préparé. Donner une place à la composante émotionnelle dans le travail préparatoire sera également un gage de meilleur déroulement de la phase de transition effective.

Dans la réalité que j’observe et accompagne, prévoir les dynamiques relationnelles inconscientes liées à la transmission reste difficile.
Il me semble délicat de stigmatiser les entreprises qui n’auront pas trouvé le temps de faire ce travail préalable ou n’y auront pas pensé par manque d’information, ou encore se retrouveront coincées dans une crise malgré un travail anticipatif, du fait de l’émergence d’événements nouveaux dans le processus de la transmission.